1- Les attractions sont proportionnelles aux destinées

Hier, je discutais avec mon pote Jérémy. Il me racontait qu’il avait parfois peur de lui-même et de ses excès. Il m’a raconté une anecdote. Un jour, il a mis un coup de boule à quelqu’un. Il m’a dit : « Je suis excessif. Je suis une mauvaise personne. »

C’est ce que la plupart des gens font, comme Jérémy. Ils développent une forme de culpabilité. Et cette culpabilité, je la dénonce.

Je sais qu’il n’arrive à un homme que ce qui lui ressemble. Le niveau énergétique, le magnétisme des deux personnes, celui qui s’est fait casser le nez et mon pote Jérémy, que l’on pourrait appeler la victime et le bourreau, pour moi ne sont ni une victime ni un bourreau. Ce sont deux personnes qui se sont retrouvées exactement au bon endroit pour se donner l’expérience qu’elles avaient besoin de vivre.

Celui qui donne un coup de boule, Jérémy, est responsable à cent pour cent de le donner. Et l’autre est responsable à cent pour cent de le recevoir. Chacun, dans sa souveraineté, s’offre l’expérience qui lui va complètement. Ils se sont trouvés par magnétisme. Car, comme le dit le philosophe Charles Fourier : « Les attractions sont proportionnelles aux destinées. »

Ce n’est pas cinquante pour cent de responsabilité chacun. C’est cent pour cent, cent pour cent. Chacun est responsable de ce qu’il se donne à vivre. Chacun est responsable de ce qu’il se donne à vivre.

Il n’y a pas de bourreau. Il n’y a pas de victime. Il n’y a que deux personnes endormies qui vivent une catastrophe. C’est leur catastrophe, à cent pour cent chacun.

Ne pas reconnaître cette vérité, c’est un vrai problème. Toute sa vie, on va se demander : « Qui suis-je ? Est-ce que je suis finalement une mauvaise personne ? Est-ce qu’il y a quelque chose de mauvais en moi ? »

À partir de là, je vais chercher à devenir une bonne personne. Je vais faire des efforts. Je vais essayer de compenser. Je vais vouloir réparer quelque chose qui, au fond, n’est qu’une idée que je me fais de moi-même.

Toute une vie peut alors s’organiser autour de cette culpabilité. Toute une vie peut devenir une tentative d’expier ce que l’on croit être.

Pour moi, c’est là que commence la véritable catastrophe.