6- Opérer le miracle

Depuis mes trois rêves, je ne cherche plus à savoir si la téléportation est possible.

Cette question ne m’intéresse plus. Je me demande plutôt pourquoi je la crois impossible. C’est très différent.

Pendant longtemps, j’ai considéré la téléportation comme une impossibilité. Aujourd’hui, je la regarde comme une possibilité que je n’ai pas encore apprise à réaliser. En rêve, je l’ai pourtant vécue.

Je n’essaie rien de démontrer.Je témoigne simplement d’une expérience qui a déplacé quelque chose en moi.

Réaliser ce qui paraît impossible, c’est ce que nous appelons un miracle. Mais qu’est-ce qu’un miracle ?

Cette question m’a conduit vers La Vie des Maîtres. Les maîtres que décrit Baird T. Spalding ne prétendent jamais posséder un pouvoir réservé à quelques initiés. Ils disent exactement le contraire. Ils expliquent que tous les êtres humains disposent des mêmes possibilités.

La différence ne vient pas d’un privilège.Elle vient de la conscience.

À un scientifique qui leur demande s’ils méprisent les lois de la nature en se déplaçant sans moyen de transport visible, ils répondent qu’ils ne violent aucune loi. Ils utilisent simplement des lois qui demeurent invisibles pour celui qui n’y croit pas encore.

Cette idée me parle profondément. Elle ne m’invite pas à croire aveuglément mais à élargir le champ du possible.

Elle me rappelle aussi cette phrase attribuée à Pierre Teilhard de Chardin : « Seul le fantastique a des chances d’être vrai. »

Le fantastique n’est peut-être pas ce qui s’oppose au réel. Il est peut-être ce que notre représentation actuelle du réel n’a pas encore intégré.

Le scientifique ne détruit pas les miracles. Il les rationalise. Il les observe. Il les mesure. Il leur donne progressivement une place dans notre compréhension du monde.

Je ne suis pas physicien mais lorsque la science contemporaine montre que l’observateur participe à ce qu’il observe, je ne peux m’empêcher d’y voir une intuition qui rejoint mon propre cheminement.

Possibiliser l’impossible, ce n’est peut-être rien d’autre que retrouver notre pouvoir d’être cause et cette liberté-là est sans doute la plus grande de toutes.

Je vais maintenant travailler à explorer cette possibilité. Et ce n’est pas en luttant contre moi-même que je pourrai utiliser mes ressources profondes, mais en me laissant être.